Conseils du physiothérapeute pour un dos fort

Conseils du physiothérapeute pour un dos fort

Pendant vos études, beaucoup de travail doit être fait sur vos propres épaules : la phase des examens, les délais et un travail à temps partiel créent des tensions – mais aussi le fait de rester assis longtemps et durement dans les cours et l’apprentissage y contribue. Dans cet entretien, le physiothérapeute vous donne cinq conseils pour renforcer votre dos.

Les maux de dos ne sont pas l’affaire des retraités
UNICUM : Les maux de dos, une position assise correcte et une bonne posture – ne s’agit-il pas de sujets supplémentaires pour l’âge de la retraite ?

“Non, pas du tout. Déjà dans notre enfance et notre jeunesse, nous nous entraînons à des mouvements et à des postures que nous maintenons pour le reste de notre vie. Celui qui, à cet âge, laisse déjà sa tension devenir chronique et s’habitue à s’accrocher à un PC avec une bosse, aura de vrais problèmes plus tard. La manipulation quotidienne de notre système musculo-squelettique a des influences à long terme sur notre santé. La bonne nouvelle, c’est que tu peux changer beaucoup de choses dans la vingtaine.”

Où cela devient-il problématique pour les étudiants ?
“D’un point de vue physiologique, les élèves restent assis beaucoup trop longtemps : le marathon assis commence le matin dans le train, traverse la salle de cours et le réfectoire pour se poursuivre à la maison. Et le soir, la Playstation vous incite à vous détendre – assis. Certaines études montrent que les étudiants passent en moyenne plus de huit heures par jour assis. Le corps peut supporter beaucoup de choses, mais la monotonie est un gros problème pour lui. Les postures unilatérales et les mouvements garantissent aux physiothérapeutes leur récompense.”

…quelles peuvent être les conséquences de rester assis pendant de longues périodes de temps ?
“Le système cardiovasculaire est insuffisamment sollicité et les muscles reçoivent des stimuli monotones qui peuvent entraîner un raccourcissement, un affaiblissement ou une tension. Même en essayant de maintenir une posture assise éveillée malgré le long monologue du conférencier, la musculature prend une sorte de tension permanente. Il appuie sur les vaisseaux sanguins et il arrive à une sous-alimentation en oxygène – le muscle tendu. A long terme, dans le pire des cas, il y a un risque de dommages posturaux tels qu’un bossu, un désalignement de la colonne vertébrale et même des maladies cardiovasculaires.”

Évitez les tensions avec les bons exercices
Que peuvent faire les élèves pour éviter cela ?
“Ça commence par l’emploi du temps : Il est préférable d’organiser les cours de manière à ce que les phases inactives soient interrompues le plus souvent possible. Mon conseil : rester assis pendant un maximum de deux heures à la fois et choisir la prochaine conférence de la meilleure façon possible pour qu’elle soit à l’autre bout du campus. Et si tu prends le train du campus, c’est de ta faute….”

Que recommande le physiothérapeute pour l’intervalle entre les cours ?
“Bouge ! Mon conseil : Un Theraband bleu ou noir est particulièrement adapté aux mini exercices (coût entre 8 et 12 euros). Tenez-vous debout avec les pieds fermés au milieu de la bande, les extrémités dans une main chacune. La courroie doit déjà être bien tendue lorsque vous vous tendez debout. Maintenant, tirez vos épaules jusqu’aux oreilles, mais gardez vos coudes tendus. Les élèves savent que c’est le mouvement “Je ne sais pas”. Un changement de la force maximale de traction vers le haut et de relaxation (environ quatre secondes) se répète 50 fois. Cela rend les muscles plus résistants aux postures dans la vie quotidienne des étudiants et aux tensions cervicales après trois semaines nettement meilleures. Mais ce qui est important, c’est qu’elle doit être épuisante à chaque fois. Si 50 répétitions deviennent trop faciles, serrez légèrement le ruban adhésif. Et : Restez à l’écoute ! Seule la continuité mène au succès !”